Comment créer la résignation et la docilité dans une société ?

La psychologie sociale est un outil fascinant qui est malheureusement utilisé à mauvais escient par les puissants…

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Source : © freshidea / Dollar Photo Club

Saviez-vous qu’il suffisait de lire un magazine féminin pendant 15 minutes pour voir son estime de soi baisser de 30% ? On le sait, la société de consommation est une drogue douce, qui vend un rêve inaccessible au goût de poison. Frustration.

Pour réussir ce tour de force (ce n’est pas si facile de faire aimer le poison à des personnes de tous horizons, de toutes cultures etc.), il faut convaincre le futur empoisonné que sa vie sans poison ne vaut rien. Il faut inculquer la frustration, et à terme, la résignation.

Pour comprendre comment la résignation peut être inculquée à une population, la psychologue Charisse Nixon propose une expérience dans sa classe. Et prouve qu’en 5 minutes, on peut provoquer l’impuissance et la résignation à travers la frustration et la peur de l’échec. Saisissant.

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97% des Français prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices

Selon une enquête révélée mercredi par franceinfo, la quasi totalité des Français attendent « des grands groupes qu’ils adoptent des pratiques sociales et environnementales responsables. »

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Photo :  ©2017 Rebecca Poulton (Source : sustainablestyle)

Le résultat de cette étude est implacable. 97% des Français se disent prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices. Ce chiffre ressort d’une enquête* publiée mercredi 28 février révélée par franceinfo.

Menée par la société d’expertise comptable, de conseil et d’audit Denjean & Associés, cette enquête analyse la responsabilité sociale et environnementale des grandes entreprises vue par les Français. Elle met en évidence que nos compatriotes « attendent aujourd’hui des grands groupes qu’ils adoptent des pratiques sociales et environnementales responsables. » S’ils ne tenaient pas compte de cette attente, les grands groupes « risquent de connaître de graves difficultés, aussi bien pour développer leur chiffre d’affaires que pour recruter de nouveaux talents », assurent les auteurs de l’enquête.

Les mauvaises pratiques pointées

Parmi les mauvaises pratiques des entreprises figure le fait de faire travailler des sous-traitants qui emploient des enfants dans un pays étranger. Cela révolte près de 8 Français sur 10 (78%). 19% se déclarent choqués. Les sondés réagissent aussi nettement au cas où une entreprise n’assurerait pas la sécurité des salariés qui manipulent des produits toxiques ou qui travaillent sur des chantiers de construction. Cela suscite le rejet de 71% des personnes interrogées. Les entreprises qui mettent sous pressions leurs collaborateurs, quitte à les faire « craquer » ou les mener à la dépression, sont aussi jugées révoltantes par les deux tiers des Français (66%). Parmi les autres pratiques qui provoquent de forts rejets des personnes interrogées, on trouve également le fait de confier à des stagiaires des travaux qui reviennent à des salariés en CDI.

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Inde. Un village du Kerala bientôt neutre sur le climat

La municipalité de Meenangadi, dans le sud du pays, ambitionne d’effacer son empreinte carbone dans les deux ans. En replantant notamment dans une région abîmée par la déforestation qu’impose la culture du poivre et du café.

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C’est à son retour de la COP21, la conférence sur le climat qui s’est tenue à Paris à la fin de 2015, que Thomas Isaac, ministre des Finances du Kerala(1), s’est donné pour mission de réduire à zéro l’empreinte carbone du village de Meenangadi. Une opération pilote destinée à mobiliser la population du sud de l’Inde contre les émissions de gaz à effet de serre. Le pari est “en passe d’être tenu”, a annoncé The Indian Express le mardi 27 février. “La municipalité distribue des boutures de bananiers aux femmes de Meenangadi”, donnant ainsi le top départ à une opération visant tous les gestes quotidiens de la contrée.

Les élus demandent à la population “de ne pas jeter les pots en plastique des plantes” et en profitent pour recommander “l’utilisation des déchets organiques issus de la préparation des repas comme engrais pour le jardin, et un usage limité du savon pour faire la vaisselle”. Mais pour compenser les 14 500 tonnes de carbone produites par le village, il faut aller beaucoup plus loin.

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En Suisse, les citoyens s’opposent à l’agriculture intensive

Par Mathilde Sallé de Chou

En Suisse, l’agriculture intensive pourrait bien disparaître dans les années à venir. C’est en tout cas le sens de cette initiative citoyenne. Explications.

Voilà un exemple de démocratie participative inspirant.

En Suisse, l’initiative populaire fédérale est un droit civique qui permet aux citoyens de proposer une modification totale ou partielle de la Constitution. Pour ce faire, il faut réunir le soutien d’au moins 100.000 citoyens ayant le droit de vote. C’est dans ce cadre que se sont exprimés nos voisins helvètes, déterminés à se battre « Pour une eau potable propre et une alimentation saine».

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Leur proposition : supprimer les subventions allouées aux exploitations qui utilisent des pesticides et des antibiotiques prophylactiques (préventifs) pour mettre un terme à une agriculture intensive. Soutenu par 114.420 citoyens, le projet de loi a été déposé à la Chancellerie fédérale le 18 janvier dernier.

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VIDÉO – Comment ralentir le réchauffement climatique en 5 gestes ?

Par Charlotte Hattenberger

Symbole de la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, les ours polaires sont une espèce particulièrement menacée. Principal danger : le réchauffement climatique qui empêche les ours de chasser et donc de se nourrir. Mais quels gestes peut-on faire au quotidien pour préserver la planète ?

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Symbole de la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, les ours polaires sont une espèce particulièrement menacée. Photo : ICEPEOPLE.NET

Trier ses déchets, soutenir les associations de protection de l’environnement, préférer les sacs réutilisables… Il existe de nombreux gestes et initiatives éco-responsables. Mais les connaissez-vous tous ? A l’occasion de la Journée internationale de l’ours polaire, France Bleu vous propose cinq gestes simples pour participer à notre échelle à la sauvegarde de la planète.

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Source : FRANCEBLEU.FR – 27 février 2018

Zéro Phyto 100% Bio à Bailleul

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Les cantines biologiques se développent presque aussi rapidement que l’arrêt des pesticides dans les communes françaises. Des femmes et des hommes, conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, agissent pour des paysages en transition au travers d’initiatives vertueuses !

SÉANCE-DÉBAT LE DIMANCHE 25 MARS À 18H30 dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Débat avec l’association Terre de Liens.
– lundi 26 mars 14H DERNIÈRE SÉANCE

Flyers et affiche à télécharger ici ►► www.dahu.bio/evenements/projections/429-zero-phyto-100-bio-a-bailleul

Nombreuses infos sur le site du cinéma http://flandria.cine.allocine.fr/
Sur le site du film www.0phyto-100pour100bio.fr
Toutes les projections www.dahu.bio/evenements

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Pollution sonore : les oiseaux ne s’entendent plus chanter

Par Frédéric Mouchon

C’est une des conséquences inattendues du bruit : le chant des oiseaux s’en trouve modifié avec un impact, notamment, sur leur reproduction.

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Lorsque vous ouvrez vos fenêtres chaque matin sur les bruits de la ville, adieu l’esprit champêtre. Le son strident des klaxons, le murmure de la circulation ou le vrombissement des usines ont tendance à masquer le gazouillis des oiseaux. Si votre âme de rat des champs en souffre, ce n’est rien à côté de ce que doivent subir les oiseaux victimes de cette pollution sonore. D’après une étude que vient de dévoiler l’Académie nationale des sciences américaine, certains volatiles sont tellement stressés par les bruits ambiants que cela influe sur leur reproduction et modifie leur façon de chanter !

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont suivi à la loupe le comportement de trois espèces d’oiseaux qui avaient élu domicile non loin d’un site de production de pétrole et de gaz. Deux cent quarante nichoirs ont été étudiés. Les scientifiques ont constaté des taux d’éclosion réduits. Les analyses de sang réalisées sur les femelles ont montré qu’elles étaient beaucoup plus stressées : les sons des prédateurs approchant du nid étant étouffés par le bruit des machines, les oiseaux devaient rester en état constant de vigilance.

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La peur, source de pouvoir

par Serge Rouleau1

La peur est une émotion causée par un danger anticipé. Elle est essentielle à la survie de l’espèce humaine. Elle nous permet de rapidement identifier les dangers qui menacent notre bien-être et parfois nos vies. Elle nous protège en nous obligeant à évaluer la situation à laquelle nous sommes confrontés et à choisir le meilleur moyen de se protéger.

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Si nous ignorons la peur, nous nous exposons à des dangers dont les conséquences peuvent être dramatiques. Notre code génétique nous prédispose à craindre les dangers réels ou imaginaires.

Les politiciens, mieux que tout autre, comprennent cette caractéristique fondamentale de l’être humain. Ils la cultivent et l’exploitent à satiété. Que ce soit un État impérialiste, comme les États-Unis, ou un État-providence, comme la France ou le Québec, l’un et l’autre exploitent la peur pour soumettre leur population. S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.

Machiavel a très bien exprimé ce principe: «Puisque l’amour et la peur peuvent difficilement coexister, si nous devons choisir, il est préférable d’être craint que d’être aimé

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Alain Deneault: la médiocratie rend médiocre

Par Julien MCEVOY (La Presse)

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Prolifique essayiste qui sait viser là où ça fait mal, Alain Deneault vient de publier La médiocratie, un essai qui diffère de ses précédents comme Paradis fiscaux – La filière canadienne ou Noir Canada. Ici, nous ne sommes pas dans un ouvrage de recherche pur jus, avec démonstrations, résultats et thèse à l’appui, mais plutôt dans un récit qui brosse le sombre portrait de notre époque. Plusieurs thèmes y passent, que ce soit le piètre état de la recherche universitaire, la perversion du langage, le règne des experts ou encore la résistance. Explications de l’auteur.

« La question de la médiocrité n’est pas intéressante, lance d’emblée l’auteur. C’est celle de la médiocratie qui l’est. » D’accord, mais sommes-nous tous médiocres pour autant? « Être médiocre, ce n’est pas un anathème, explique-t-il. La médiocrité est le mot neutre par excellence: c’est la moyenne. »

Où est le problème, alors? À force de nous maintenir dans la moyenne, poursuit M. Deneault, on devient insignifiants. « On nous demande de n’être rien de plus qu’un portrait-robot. De n’avoir rien de plus à afficher, à affirmer, à manifester qu’une activité moyenne, qu’une connaissance moyenne, qu’un désir moyen. Il faut être paramétrable. »

La médiocratie est donc l’incarnation de ce qui est moyen, ce qui pousse l’auteur et philosophe à tremper sa plume dans le vitriol, car « face aux défis historiques qui nous accablent, on ne peut se permettre le luxe de la médiocratie ». Le système actuel n’est simplement pas viable. « Face à un ordre qui met en péril 80 % des écosystèmes, qui permet à 1 % des plus riches d’avoir 50 % des actifs mondiaux, qui détruit sous nos yeux l’état social, on ne peut pas se permettre de continuer à jouer le jeu, de faire nos trucs dans notre petit coin, de monnayer nos petits avantages en pensant à la petite semaine. »

La médiocratie est né d’une inquiétude, d’un sentiment de nécessité, celui de résister.

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Bruxelles tarde à agir contre la pollution de l’eau par les médicaments

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En Europe, le vieillissement de la population entraîne une consommation accrue de médicaments, dont les résidus finissent dans les eaux usées. Une pollution aquatique sur laquelle Bruxelles tarde à légiférer.

Si la société consomme de plus en plus de médicaments, les incertitudes sur l’impact de cette surconsommation sur la santé persistent et la Commission est déjà en retard sur son programme.

Une étude de Civity Management Consultants, commanditée par l’association allemande des industries de l’eau et de l’énergie (BDEW), prédit que la consommation de médicament augmentera de 70 % en Allemagne dans les 30 ans à venir.

Une hausse de 70%

Les prévisions de l’étude sont basées sur les tendances de consommation de médicaments, en hausse, et une population vieillissante. Les octogénaires consomment en effet 20 fois plus de médicaments que les jeunes de 20 ans.

Selon les auteurs du rapport, les médicaments destinés aux humains finissent relativement facilement dans les eaux usées, via les excrétions humaines ou leur élimination erronée dans les toilettes ou les éviers. De là, ces résidus médicamenteux se dispersent dans l’environnement aquatique.

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